Elle s'appelle Mozart, bizarre, bizarre pour une chambre

Sur les pas de Mozart... à la poste royale de Bonavis et "la fameuse embuscade de Bonavis"en 1914

Mozart

Nous sommes partis de Mons de bon matin, et il faisait encore clair lorsque nous sommes arrivés à Bonavis", telle est la phrase qu'écrit Léopold Mozart, le père du grand musicien, le 8 décembre 1763 à son ami, Lorenz Hagenauer dans l'une de ses 140 pages de lettres de voyage.

 

plus_42771Celui-ci avait décidé de faire découvrir son talentueux fils aux grandes cours européennes. Il achète donc un carosse et les voilà partis. Mozart arrive donc en fin d'après-midi  au relais de la poste royale de  Bonavis après 80 kilomètres de route.

 

photo site internet 125C'est en effet le 18 avril 1738 qu'un décret du conseil d'Etat ordonne la construction d'une chaussée allant de Péronne à Cambrai passant à proximité de la ferme de Bonavis et c'est vers 1747 que le ministre et secrétaire d'Etat , grand maître et surintendant des courriers postes et relais de France exige la construction d' un relais de poste royale à l'angle des routes de Péronne et de Saint-Quentin, sur les terres de l'abbaye cistercienne de Vaucelles.

 

Le maître de la poste de Bonavis, sur la route de Paris, tient auberge et exploite 400 mencaudées où arpens de terre. Il y a 21 chevaux de poste et 22 pour le labour.

 

A l'époque, sur les routes royales, on trouve des postes pour changer les chevaux. Elles emploient des conducteurs appelés postillons pour acheminer les voyageurs d'une poste à l'autre. 

Après une nuit à Bonavis, le jeune Mozart reprit donc la route de la célébrité vers Paris pour se retrouver le lendemain soir à la poste de Gournay, mais là est une autre histoire.

 

Après avoir accueilli de nombreux autres personnages illustres tels le roi Charles X ou Louis Philippe Ier, la poste cessa de fonctionner en 1867, et fût incendiée par les Uhlans en septembre 1914, avant d'être reconstruite dans le même style en 1923.

La famille Delcambre est arrivée en 1938 pour exploiter la ferme. Une exposition de photos anciennes est installée dans le hall et constitue un rassemblement remarquable de souvenirs dont nous pourrons vous donner des explications en détails lors de votre visite !

 

 

 

Les 2 guerres

"La fameuse embuscade de Bonavis" se déroula aux abords de Banteux au début de la Première Guerre au milieu des champs de bataille.

Le 20 septembre 1914, à 3h30, le corps de cavalerie dont fait partie le 1er Dragons a reçu l'ordre de marcher vers l'Est et sur Cambrai.

 

phopho Bonavis en 1914  
Vue de l'intérieur de "la ferme de la poste" à Bonavis pendant l'occupation Allemande
Vue de l'intérieur de "la ferme de la poste" à Bonavis pendant l'occupation Allemande
Pendant qu'il patrouillait, la 3ème brigade de Dragons avançait par Gouzeaucourt-La Vacquerie. Ce sont les éléments de reconnaissance de cette brigade qui apprirent à hauteur de La Vacquerie qu'un convoi automobile allemand allait passer pour se rendre à Saint-Quentin...

 

La brigade s'installa dans un ravin, une batterie adjointe à la brigade se plaça en position de surveillance sur le plateau de la ferme du Bois Vieillard. Un peloton cycliste protégeait cette halte.

pendant ce temps là, un escadron de dragons à pied commandé par Wallace se dissimulait dans le bois Laleau, les 1er er 3ème escadrons du Régiment du 16ème dragons se postèrent dans la "tuilerie Sonnet"... et deux autres pelotons cyclistes surveillaient au niveau de la ferme du Quénet...Bonavis_Ruines Bonavis en ruines  
Bonavis après le passage des Ulhans
Bonavis après le passage des Ulhans

 

Un important convoi automobile allemand ne comportant pas moins de 30 voitures venant de Cambrai se dirigeait vers le Sud par Masnières.

A la hauteur de la ferme de Bonavis, ce convoi fut attaqué par le détachement français qui tua 34 hommes, en blessa 30 et s'empara de 22 autos dont deux auto-camions avec des remorqueurs chargés de pneus et de radiateurs. Après cette prise, les soldats français se retirèrent.

 

Après cette embuscade, les morts allemands gisaient, le visage ensanglanté sur le pavé. L'officier allemand qui commandait ce convoi, blessé, aurait eu la force de se soulever et de viser l'officier français qui aurait été tué net...

Par représailles, un groupe de uhlans tua un malheureux jeune homme de 19 ans et incendia les fermes de Bonavis et du Quénet...

 

photo site internet 127 Bonavis en 1940  
Exposition de photos des années 1940
Exposition de photos des années 1940

 

 

 

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